L'incident électoral en Wallonie.  La Belgique fonctionne avec des élections à la proportionnelle.

Les sièges sont attribués par arrondissement en divisant le nombre de voix par le nombre de sièges à partager.

Les soldes de voix sont rassemblés au niveau supérieur et le dernier siège va à celui qui possède encore le plus grand solde.

En réalité cet "apparentage"  est un peu le jeu du hasard.

Mais, cette fois là, c'est le Flamand  Toon Van Overstraeten qui est élu ainsi au Brabant Wallon.

 Son accès au Parlement Wallon fut tout simplement refusé, manu militari.

Cette affaire est à la source d'un arrangement qui renforce le cloisonnement des régions.

Le Brabant Wallon devient une nouvelle province tout comme le Brabant Flamand.

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Pas de droits flamands sur le sol Wallon.

Un élu francophone est accepté au Parlement Flamand par respect pour la démocratie électorale.

 

B.H.V. Bruxelles + Brussel, Halle & Vilvoorde.

A la création de la Belgique en 1830, Bruxelles était à 90% une ville flamande, située dans le centre du Brabant Flamand. L'évolution belge va dans le sens d'une protection, fixation de frontières linguistiques, donc, cloisonnement de communautés.

Du côté Wallon tout est maintenant régularisé, sécurisé.

 

Fin 2002, en vue des élections du 18 mai 2003, il est décidé que l'organisation électorale se fait dorénavant par province.

Pour les Wallons cette réorganisation correspond à leur territoire linguistique.

Il est décidé que l'arrondissement électoral de Bruxelles reste bilingue, bien qu'en grande partie en Brabant Flamand,

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Les Flamands insistent pour que la logique de protection soit poursuivie avec la scission de l'arrondissement électoral dit

de Bruxelles, pour l'actualiser également et confirmer les limites des régions communautaires. Mais les Flamands doivent

 accepter qu'il y a une exception. Ainsi l'ensemble de l'arrondissement électoral de Bruxelles bilingue, avec les communes environnantes unilingues flamandes, n'est pas scindé. Ils s'adressent à la "Plus Haute Cour de Belgique"

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La décision de la Cour Suprême d'Arbitrage !

8 jours après les élections du 18 mai 2003 la Cour d'Arbitrage constate que cette exception est discriminatoire pour les Flamands. Elle n'annule pas les élections et proclame que cette disposition anti-constitutionnelle peut perdurer

jusqu'à 30 jours après la fin de la législature de 4 ans, soit jusqu'au le 24 Juin 2007.

Le Gouvernement Belge fixe les nouvelles élections au 10 juin 2007 et donc avant la date butoir.

Scinder l'arrondissement comme le veulent les Flamands, ce serait enfermer Bruxelles en Flandre définitivement, faire de la frontière linguistique de 1963 une frontière d'Etat.

L'opinion flamande proteste et oblige l'ensemble des partis Flamands à ne plus entrer dans un gouvernement tant que les limites des circonscriptions électorales ne correspondent également à leur frontière linguistique.

Le passage en force provisoire

En vue de la formation d'un Gouvernement Belge l'ensemble des parlementaires Flamands demandent des négociations

pour solutionner ce problème de B.H.V. ainsi qu'une négociation pour une réorganisation profonde de l'Etat Belge.

Etant donné que les francophones refusent toutes négociations, ils menacent, puis utilisent leur majorité numérique

pour imposer en commission de préparation parlementaire, cette scission électorale.

Pour la première fois depuis la création de l'Etat Belge les Flamands appliquent les droits d'une majorité démocratique .

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Surprise, scandale, hurlement de dictature, les francophones entament, également à l'unanimité, la procédure

communautaire, dite "sonnette d'alarme" pour retarder le

long déroulement de procédures. Cette "sonnette" est prévue

 en cas d'atteinte aux droits des minorités.

Les Flamands savent que rien n'est acquit. Tout peut traîner pendant 1 à 2 ans et finalement un gouvernement paritaire

devra trancher, ce qui entraînera de nouvelles chutes de gouvernements. Les négociateurs Flamands décident de ne

plus négocier tant qu'un accord de principe n'est pas trouvé.

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Il n'y a pas que la protection du territoire, il y a aussi "les sous"

Chaque année des milliards d'Euros sont transférés, sous différentes formes, de la Flandre vers la Wallonie

Dans une Belgique Unie les plus riches ont le devoir

de financer les plus faibles.

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Ils sont comme un voisin qu'on soutient dans ses difficultés,

mais qui en plus, prétend avoir le droit de grignoter notre sol.

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Nous avons droit à l'aide compensatoire car à l'époque

de l'industrie lourde (charbon,acier, verre) des dizaines de

 milliers de travailleurs Flamands en ont profité

pour avoir du travail.

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Le montant des prétendus transferts est exagéré

il ne s'agit que de 100 € :par mois.

Argument combien dégradant pour celui qui l'utilise. Vont-ils demander l'aide financière à l'Italie, la Pologne et maintenant au Maroc, a l'Algérie et la Turquie ? Les industriels étaient-ils

des bénévoles? Des centaines de milliers de travailleurs

de Flandre ont été francisé pour survivre en Wallonie.

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Publier une liste de doléances flamandes nous mènerait trop

loin et serait d'ailleurs inutile. Mais des chiffres parlent.

Il s'agirait de 13,4 Milliards d'Euros/an pour l'un, à 150€ /mois

par habitant pour l'autre, qui partent ainsi vers la Wallonie.

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