Réaction du Service des Archives de Dunkerque
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d'origine----- Bien cordialement, Nicolas Fournier - Assistant qualifié de conservation - Archives de Dunkerque - Tel. 03 28 61 90 75 - Fax. 03 28 63 78 19 archives@ville-dunkerque.fr
------------------------------------------------ C’est formidable car cela confirme mon analyse. Pouvons nous publier votre réponse « Mardyck sous l’antiquité » de Raymond de Bertrand ? Cette ancre de chez Vandamme a-t-elle été analysée, datée ? Nous continuons nos recherches. Merci et cordialement Pieter Paessens – Dunkerque = = = = = = = = = = = = = = = = =
-----Message d'origine----- Pour répondre à vos questions sur notre littoral sous l'antiquité, voici une petite synthèse historique en pièce jointe. Nicolas Fournier - Assistant qualifié de conservation - Archives de Dunkerque Tel. 03 28 61 90 75 - Fax. 03 28 63 78 19 - archives@ville-dunkerque.fr |
informations tirées de l'Histoire de Mardyck, publié par Raymond de Bertrand à Dunkerque en 1852. |
Mardyck sous l’antiquité
Dans son histoire de Mardyck, Raymond de Bertrand commence ainsi : « il n’est rien de plus incertain que la géographie physique des anciens, surtout pour les pays du littoral ». Ce territoire entre terre et mer a évolué de manière très incertaine au cours de l’histoire et on peut supposer que les Flandres maritimes ont longtemps été submergées par la mer, n’a-t-on pas retrouvé une ancre marine en 1815 au pied de la « montagne » de Cassel sur la propriété du général Vandamme, une ancre de 1400 kg enfouie à 4 mètres sous terre et avec un câble fixé à l’anneau s’étendant sur un axe nord-sud sur une longueur de 84 mètres.
Par ailleurs, le même historien, Raymond de Bertrand, nous dit « il paraîtrait que, lors de l’invasion des Romains, 58 ans environ avant notre ère, l’eau était répandue sur presque toute la province ; la mer, les bois et les marais en occupaient la plus grande partie. […] Il n’y avait que quelques collines comme celles où sont Bergues, Saint-Omer ou Watten, qui fussent au dessus de l’eau. » Alors le sol de Dunkerque était peut-être dans des zones submergées, sur un banc de sable. Dunkerque, en tant que cité, a été fondée bien plus tard.
Jules César, dans ses textes, mentionne souvent le pays des Morins (allant de Thérouane à la mer du nord). Il y indique le nom de plusieurs lieux et y nomme le « portius iccius » qui ne serait autre que celui de Mardyck selon de nombreux savants. C’était alors le seul port de notre littoral, simple crique à l’état de petit port d’échouage. Le nom même de Mardyck signifie « digue de la mer ».
C’est probablement de Mardyck que Jules César partît à la conquête de l’Angleterre dans la 54ème année avant JC avec sa flotte. On cite le port d’Iccius (que certains appellent « mard-Iccius »). De plus, une voie importante avait été tracée pour relier Cassel à Mardyck. |